Le matin glisse sur le jardin endormi,
La rosée tremble au bout des feuilles,
Mon grand-père avance le regard vif
Ses mains se promenant,
Comme pour cueillir le temps
Sur la table elles s’installent en silence
Présence douce et enivrante
J’attends, les mains croisées, le cœur attentif
Le parfum qui viendra me surprendre
En attendant les fleurs, je comprends
Que le temps se cache dans ces gestes simples
Et que l’amour se dit parfois
Dans le bruissement discret d’un jardin.